Universités de rentrée 2010 : Discours de Nicolas Dupont-Aignan

13/09/2010 09:11 par dlr14ème_62

  • Universités de rentrée 2010 : Discours de Nicolas Dupont-Aignan

    Universités de rentrée 2010 : Discours de Nicolas Dupont-Aignan

    13/09/2010 09:11 par dlr14ème_62

Retrouvez l’intégralité du discours de Nicolas Dupont-Aignan prononcé lors des universités de rentrée de Debout La République , à télécharger :
 

 

La nation, clé de la cohésion sociale

13/09/2010 09:07 par dlr14ème_62

  • La nation, clé de la cohésion sociale

    La nation, clé de la cohésion sociale

    13/09/2010 09:07 par dlr14ème_62

En 1965, le Général de Gaulle affirmait que « le laissez faire, le laissez passer, appliqué à l’économie, a souvent donné au développement une profonde impulsion, mais on ne saurait méconnaître qu’il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices ». Voici le résultat de la globalisation néolibérale, ce qui amène à se demander si la nation n’est pas la seule et unique clé de la cohésion sociale.
La nation dans l’inconscient collectif
La grande difficulté pour les gaullistes militants, nous qui sommes très attachés à notre patrie, est de saisir que cet attachement n’est pas aussi grand chez nos compatriotes.  En effet, certains associent forcément la nation avec le nationalisme, la haine de l’autre, voir même la guerre. Et cette petite musique, conséquence pas totalement illogique des massacres des deux grandes guerres mondiales, a contribué à donner une image négative de la nation et l’attachement à la patrie. Elles seraient forcément teintées d’hostilité à l’égard de l’étranger et de repli sur soi. En fait, cette opinion confond le nationalisme, qui peut être « la haine des autres », et le patriotisme, qui est « l’amour des siens » pour reprendre les mots du Général de Gaulle.
Et par opposition à l’Europe, la nation peut également être vue comme une échelle trop petite pour pouvoir agir sur le cours des choses, par rapport aux géants que sont les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde. La nation peut paraître une échelle où il n’est plus possible de défendre quoique ce soit, un passeport pour n’être qu’une barque ballotée par les mouvements de l’océan de la globalisation économique. Cette thèse conduit presque immanquablement à la conviction que seule l’échelle européenne est capable de nous permettre d’agir sur notre futur alors que se recroqueviller sur notre petite nation nous condamnerait à la passivité.
Passons sur les multiples exemples qui montrent que des pays parfois plus petits que le nôtre peuvent parfaitement conserver une politique totalement autonome, ce qui disqualifie la thèse des déclinologues nationaux. La nation, c’est aussi des choses merveilleuses. C’est la deuxième famille de tous les Français, le lieu de la solidarité (par définition nationale). C’est au sein de la nation que nous partageons l’ensemble de nos risques de santé, que nous finançons les retraites bien méritées, le chômage des personnes qui ont perdu leur emploi. La nation, c’est la cellule même de la cohésion sociale.
Le supranational, poison de la cohésion sociale
Par opposition, comme le souligne Frédéric Lordon, « en appeler au gouvernement mondial est le plus sûr moyen d’avoir la paix –entendre – pas de gouvernement du tout », « la mondialisation a précisément eu pour effet de redéployer les marchés à l’échelle mondiale, c’est-à-dire dans un environnement de faible densité institutionnelle ».  La globalisation néolibérale émascule les Etats, les privant de contrôle aux frontières, qui devraient forcément être ouvertes, empêchant toute action sur les mouvements de personnes ou de capitaux. Elle prive également les gouvernements de la politique monétaire, qui doit être confiée à des banquiers centraux indépendants de toute pression démocratiqque. Parallèlement, on confie le pouvoir à des instances supranationales qui défendent bec et ongle cette orientation, quelque soit l’opinion des peuples.
Mais le bilan des dernières années montre bien que cette évolution ne profite qu’à une petite minorité : les multinationales, dont les profits ont atteint une part historique de la richesse produite, et les plus riches, dont les revenus et le patrimoine ont retrouvé des sommets inédits depuis 1929. Joseph Stiglitz montre bien dans son dernier livre que si le PIB / habitant des Etats-Unis a progressé de 10% de 2000 à 2008, le revenu médian (séparant les 50% qui gagne le plus des 50% gagnant le moins) a baissé de 4% dans la même période. En clair, la globalisation néolibérale a abouti à une situation où une petite minorité peut s’enrichir tellement que cela arrive à cacher dans les moyennes statistiques l’appauvrissement de la majorité.
C’est bien l’abaissement des frontières qui permet cette explosion des inégalités. En effet, c’est l’absence de frontières qui permet aux plus riches de partir vers ce que l’on appelle bien improprement des « paradis fiscaux ». C’est ce qui fait qu’une multinationale ne se soucie plus du pouvoir d’achat de ses salariés, qui ne sont plus qu’un coût à minimiser dans une chaîne de production globalisée. Il n’y a aucune cohésion sociale au niveau mondial ou supranational, seulement une concurrence libre et non faussée qui ressemble fort à une loi de la jungle, à une loi du plus fort qui favorise le moins disant salarial, social ou environnemental.
Certains pourraient y voir une forme de complot des élites qui exploiteraient le peuple. Outre le fait que cette théorie du complot n’est pas forcément très crédible pour une majorité de la population, on peut y voir d’autres facteurs, comme le souligne bien Joseph Stiglitz. Les élites vivent dans une bulle qui tire profit de cette globalisation néolibérale. Pensant généralement être beaucoup plus proches de la moyenne qu’elles ne le sont, les élites finissent par penser sincèrement que le système profite au plus grand nombre, même s’il provoque des ajustements parfois terribles pour certains. Elles ont malheureusement acquis la conviction profonde et le plus souvent sincère que cette globalisation néolibérale sert l’intérêt général et que, de toutes les façons, il n’y a pas d’alternative.
La nation, seul cadre possible pour l’intérêt général et la cohésion sociale
Le message que nous devons passer est que le retour à la nation est aujourd’hui le principal moyen pour à nouveau défendre l’intérêt général, la solidarité nationale et notre cohésion sociale. C’est ce que ressentent sans doute instinctivement une partie des classes populaires en se tournant vers le Front National, outre le caractère protestataire et antisystème de ce parti. Les classes populaires sentent bien que la globalisation ne se fait pas dans leur intérêt car elles vivent ses conséquences détestables tous les jours.
L’analyse des causes de la persistance du chômage de masse, qui persiste dans notre pays, montre bien que c’est l’affaiblissement de la nation qui en est en bonne partie responsable. Nos entreprises pâtissent d’un euro cher, complètement surévalué, qui pénalise le « fabriqué en France » et donc l’emploi en favorisant les importations et en pénalisant nos exportations. Le retour à une monnaie nationale avec une parité raisonnablement compétitive serait un puissant atout pour nos entreprises et nos emplois.
De même, le mode de financement de notre protection sociale, basé sur la production nationale et non la consommation, pèse sur les produits et services que nous exportons et épargne en grande partie tout ce que nous importons. Bref, quand on achète chinois, on achète quelque part le modèle de protection sociale chinois aujourd’hui. Notre système de financement actuel pénalise lourdement l’emploi et même la survie de notre système, mis en concurrence avec des systèmes beaucoup moins avancés. La mise en place d’une Contribution Sociale sur la Valeur Ajoutée permettrait d’isoler notre Sécurité Sociale de la course au toujours moins.
Enfin, le décloisonnement des marchés financiers revient quelque part à construire un bateau où il n’y aurait qu’une seule soute. La moindre voie d’eau quelque part peut couler à tout moment le bateau. La renationalisation des marchés financiers est le seul moyen d’éviter que n’importe quelle crise menace de faire s’effondrer l’ensemble de la planète financière. Nous devons compartimenter les soutes du grand bateau financier planétaire pour stabiliser l’économie mondiale et isoler les pratiques malsaines des bonnes pratiques.
Je crois qu’il y a un immense travail de pédagogie dans la manière de présenter notre attachement à la nation et l’importance qu’elle a pour nous, trop souvent mal compris par nos concitoyens. Il nous revient d’expliquer sans relâche que la nation est le seul moyen de remettre l’économie au service de tous et de reconstruire une cohésion sociale profondément affaiblie par la globalisation néolibérale.
Laurent Pinsolle

Texte intégral de la résolution du Parlement européen

13/09/2010 09:02 par dlr14ème_62

  • Texte intégral de la résolution du Parlement européen

    Texte intégral de la résolution du Parlement européen

    13/09/2010 09:02 par dlr14ème_62

A diffuser le plus largement autour de vous.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100910.OBS9641/document-roms-le-texte-integral-de-la-resolution-du-parlement-europeen.html



Sans commentaire.

NDA sur BFM Radio

09/09/2010 21:49 par dlr14ème_62

  • NDA sur BFM Radio

    NDA sur BFM Radio

    09/09/2010 21:49 par dlr14ème_62

Nicolas Dupont-Aignan sera l’invité du journal d’Edwige Chevrillon sur BFM Radio vendredi 10 septembre, de 13h à 13h30.

Revue de presse Belge !

09/09/2010 21:45 par dlr14ème_62

  • Revue de presse Belge !

    Revue de presse Belge !

    09/09/2010 21:45 par dlr14ème_62

Le Soir

Un député français propose d’accueillir Wallons et Bruxellois

Le député (ex-UMP) et président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a estimé lundi que « la France doit se préparer à accueillir ses compatriotes wallons et bruxellois ».

« L’entrée en phase terminale de la crise belge conduit le pays au bord de l’éclatement. La France doit donc se préparer à assumer toutes ses responsabilités envers les francophones de Belgique, en les assurant le cas échéant de son accueil et de sa protection », écrit M. Dupont-Aignan dans un communiqué.

« Maintenir une fiction de Belgique nous conduirait à un divorce violent, à la yougoslave, là où une séparation paisible à la tchécoslovaque est possible. Il est donc du devoir de la France de prouver qu’un autre modèle est possible en accueillant les Wallons et Bruxellois s’ils le souhaitent au sein de la République », estime le député de l’Essonne.

RTL INFO

La France se prépare à accueillir les Wallons

Ce député français appelle son pays à se préparer à accueillir Wallons et Bruxellois. Avant que le divorce ne se fasse "à la yougoslave".

DH.be

"Les Wallons se prennent des paires de baffes”

Le député français Nicolas Dupont-Aignan souhaite que la France se prépare

NAMUR: Le député français Nicolas Dupont-Aignan, également président du parti Debout la République (DLR), a en début de semaine abordé la question d’un éventuel rattachement à la France de la Wallonie si la situation politique de notre pays débouchait sur une scission.

Quel était le sens exact de vos propos ?

“J’ai dit que je souhaitais que la France tende la main. Tendre la main, c’est se tenir prêt si bien évidemment les Belges et les Wallons le souhaitent. Il ne s’agit en aucun cas d’ingérence dans les affaires d’un pays. Il faut que la France se prépare à l’accueil éventuel de nos cousins wallons si ces derniers en avaient le désir.”

Vous connaissez bien la réalité belge ?

“Je la connais. C’est à nos portes. Je ressens en observateur extérieur une très forte dynamique flamande et lorsqu’il y a ce type de dynamique nationaliste, ça peut aller loin. Est-ce que les Wallons sont prêts à se prendre encore des paires de baffes ? J’ai l’impression qu’ils commencent à se lasser. La France ne peut dès lors pas être fermée.”

Quels statuts auraient la Wallonie et Bruxelles en cas de rattachement ?

“Il faut bien dissocier Bruxelles et la Wallonie. Il y a tous les cas de figure politiques possibles. Il faut tout d’abord une volonté populaire, cela ne peut se faire que par référendum. Il y a une quantité de statuts, mais ce n’est pas le vrai problème, l’important c’est le désir. De plus, s’il y a divorce en Belgique, est-ce que l’un des partenaires est prêt à se remarier ? Il n’y a aucune volonté d’annexer la Wallonie, mais la France ne doit pas tomber dans l’excès inverse en montrant une fermeture absurde.”

Il y a, en Belgique, des lois éthiques fortes comme le mariage homosexuel ou l’euthanasie. Quel serait leur avenir ?

“On peut tout à fait imaginer un statut particulier. Vous savez, la Belgique n’existe que depuis 1830 ; à l’échelle de l’histoire, ce n’est rien. Est-ce que la Belgique a encore de l’avenir comme nation unie ? Je n’en sais rien.”

Rejoignez-vous les propos du journaliste français Eric Zemmour qui a qualifié la Belgique de RDA de la France ?

“Je ne reprends pas ces termes, mais il est clair que la Belgique a été créée comme État tampon à une époque où il y avait en Europe des nationalismes dangereux. Tout ceci devrait se faire de manière apaisée. Je propose aux Wallons une famille recomposée. Bruxelles, c’est évidemment plus compliqué, mais il est important pour les Wallons de savoir que les Français sont à leurs côtés.”

Vous avez des contacts avec des politiques belges ?

“M. Gendebien, qui m’avait envoyé son livre.”

Philippe Séguin, dont vous étiez proche, s’intéressait à la question ; vous confirmez ?

“Il était effectivement attaché à la francophonie, tout comme Monsieur Chevènement, d’ailleurs.”

Interview > Stéphane Tassin

Des actes, pas des mots !

09/09/2010 21:33 par dlr14ème_62

  • Des actes, pas des mots !

    Des actes, pas des mots !

    09/09/2010 21:33 par dlr14ème_62

Valeurs Actuelles, jeudi 9 septembre 2010
 
Le président de la République vient pour la énième fois de déclarer la “guerre” à la délinquance. Mais comment la ga­gner sans s’en donner les moyens  ? Pour gagner la “guerre” contre la dé­linquance, il faut passer aux actes.
Il faut d’abord corriger les défaillances de la chaîne pénale qui, concrètement, ne punit plus efficacement les auteurs de vio­lences. Par exemple, le récent jugement de Perpignan, où des délinquants, coupables de violences volontaires sur des policiers, ont été condamnés à six mois de prison dont cinq avec sursis. Un mois de prison ferme pour avoir roué de coups trois agents dépositaires de l’autorité publique, c’est peu cher payé  !
Mais ce n’est pas tout… En vertu d’une récente ré­forme de la loi pénitentiaire, la condamnation à des peines allant jusqu’à deux ans se traduit automatiquement par… une dispense d’incarcération  ! De fait, quand on lit dans la presse que mon­sieur X. a été condamné à dix-huit mois ferme, le dossier est transmis à un juge d’application des peines qui, mettant en pratique la loi, sans la présence de la victime, transformera l’incarcération en une peine alternative de six mois ou moins. Cela signifie que la petite crimina­lité est désormais certaine d’échapper à la prison  ! C’est ainsi que, l’an der­nier, 82 000 peines de prison ferme sont restées inexécutées…
Ensuite, il faut revoir le système français, le plus laxiste du monde, des remises de peine qui, cumulé avec les libérations conditionnelles, permet à un condamné purgeant une peine de dix ans de prison de sortir au bout de quatre ans et demi. Mais encore fau­dra-t-il créer un nombre suffisant de places de prison  : à population équivalente, la Grande-Bretagne en pos­sède 80 000, contre seulement 60 000 en Fran­ce…
Troisièmement, il est impossible de juguler la délinquance tant qu’il ne sera pas mis bon ordre au désordre migratoire européen. Le gouvernement expulse les Roms à grand renfort médiatique, mais il a signé des accords qui leur per­mettent de revenir immédiatement sur notre territoire et d’y res­ter trois mois. Il leur suffit donc de se rendre quatre fois par an dans leur pays pour demeurer les douze mois de l’année chez nous en toute légalité.
Autre enjeu essentiel  : la lutte con­tre les trafiquants de drogue. Depuis la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la “double peine”, la France n’ex­pulse plus les étrangers cou­pables de délits graves. Pour lutter con­tre les trafiquants, il faut rétablir cette possibilité  !
Enfin, bien sûr, il faut revoir d’urgence la gestion des forces de sécu­rité publique, dont les effectifs ont en­core diminué de 3 000 agents l’année der­nière, 10 000 en tout depuis trois ans. Ce n’est pas en vidant les com­mis­sariats que l’on rétablira la paix ci­vile dans les quartiers  !
Plutôt que de chercher à grand bruit à déchoir de la nationalité française une dizaine de délinquants par an – si tant est que cela soit possible –, que le gouvernement fasse son travail et rétablisse enfin l’ordre républicain par­tout où sa politique de trompe-l’œil l’a ­laissé peu à peu compromettre  !
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la République

Santé, universités : quand le marché échoue aux Etats-Unis

09/09/2010 21:26 par dlr14ème_62

  • Santé, universités : quand le marché échoue aux Etats-Unis

    Santé, universités : quand le marché échoue aux Etats-Unis

    09/09/2010 21:26 par dlr14ème_62

Les libéraux et les néolibéraux affirment que la libéralisation et le marché pourraient être la solution à nos soucis dans presque tous les domaines, y compris la santé, la retraite et l’éducation. Malheureusement pour eux, les Etats-Unis montrent que ce n’est pas le cas.
Quand les universités dérapent
C’est The Economist, guère porté au collectivisme, qui a signé un papier très critique sur les universités étasuniennes, n’hésitant pas à les comparer aux constructeurs automobiles locaux avant leur chute. Pourtant, comme l’hebdomadaire anglais le souligne, ces universités dominent tous les classements internationaux, les étudiants se battent pour y entrer malgré un coût annuel proche de 40 000 dollars sans prendre en compte le logement et toutes les autres dépenses courantes…
Mais le portrait fait dans cet article n’est guère flatteur. Des étudiants qui travaillent de moins en moins (14 heures par semaine au lieu de 24 auparavant), des professeurs qui ne travaillent pas davantage (multipliant les congés sabbatiques et s’entendant tacitement avec les élèves pour ne pas se surcharger mutuellement), des dirigeants qui embauchent une administration pléthorique et font des travaux somptuaires pour le prestige de leur campus : voici les critiques du  journal.
En fait, le prix semble être devenu un argument de vente, poussant toujours plus haut les frais d’inscription, dans une espèce de bulle où les frais supplémentaires ne rapportent rien de concret. Pour The Economist, les universités étasuniennes doivent se réveiller rapidement si elles ne veulent pas subir le sort des constructeurs automobiles de Détroit ! Et encore, le papier ne prend pas en compte l’effet très pervers de blocage de l’ascenseur social qu’évoque Paul Krugman.
Quand le système social dérape
Mais la libéralisation s’est également étendue au système de protection sociale, pour le plus grand malheur des Etats-Unis. Le système de retraite par capitalisation a montré toutes ses limites ces dernières années puisque les krachs boursiers et immobiliers ont réduit les retraites de certaines personnes à des niveaux leur imposant de se remettre à travailler, passé 75 ans. Ceci démontre la folie d’un système par capitalisation où les petites pensions varient avec le marché…
Mais ce n’est guère mieux pour la santé. Les Etats-Unis arrivent à la situation paradoxale où leur système, qui coûte au moins 50% de plus que tous les autres systèmes de santé du monde (France incluse) tout en ayant un résultat qualitatif très médiocre (la 37ème place sur le classement mondial de l’OMS). Bref, là encore, la libéralisation et le marché ne sont pas forcément la solution pour l’intérêt général. Les exemples abondent outre-Atlantique de disfonctionnements du marché.
Pour le système de santé, les raisons sont multiples. Le coût extrêmement élevé de la santé a plusieurs sources directement explicables par la libéralisation : l’explosion des frais de commercialisation, la marge bénéficiaire demandée par les actionnaires et l’envolée des coûts que peut provoquer un marché libre, comme l’illustre bien la situation des universités. Mais le pire est que pour la santé, l’efficacité  n’est même pas au rendez-vous et 15% de la population en était exclue !
Bien sûr, la nationalisation n’est pas toujours la solution et le secteur public est loin d’être toujours efficace. Mais les libéraux devraient tout de même reconnaître que tel est aussi le cas de leur très cher marché, comme le montre bien la situation des Etats-Unis.
Laurent Pinsolle

Absolument débordée

09/09/2010 16:09 par dlr14ème_62

  • Absolument débordée

    Absolument débordée

    09/09/2010 16:09 par dlr14ème_62

Absolument débordée où le paradoxe du fonctionnaire
ou Comment faire les 35 heures en... un mois
de Zoé Shepard
Edition : Albin Michel
Edité le 4 mars 2010
300 pages
 
Résumé :
Embauchée après huit ans d’études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n’est jamais prise, de rapports qu’elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), de pots de bienvenue, de départ, d’anniversaire.
Sans oublier les séminaires « de formation », les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs « débordés » par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT…

Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunions, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer"
L'auteur
Aurélie Boullet avait écrit un pamphlet au vitriol sur les dysfonctionnements de l'administration."Absolument débordée", publié sous le pseudo Zoe Shepard, tirait à boulets rouges sur les fonctionnaires, la fonction publique ainsi que l'administration, avec humour et second degré.
L'affaire
Les fonctionnaires auraient-ils perdu leur sens de l'humour ?
Le problème est que plusieurs membres du Conseil Régional bordelais s'étaient reconnus dans les descriptions de Zoe Shepard et c'est ce qui a trahi Aurélie Boullet. Selon Aurélie Boullet, son livre ne visait pas l'administration bordelaise et souhaitait faire une critique général du système administratif français en utilisant le second degré et l'humour. Aurélie Boullet alias Zoe Shepard a donc été condamnée pour avoir manqué à son devoir de réserve et de discrétion. Le conseil de discipline du Conseil Régional s'était prononcé pour une exclusion sans rémunération d'une durée de 2 ans de la fonction publique territoriale. Au final, Aurélie Boullet ne sera exclue que 4 mois.
 
L'Avis de DLR14ème
Nous nous opposons contre l'ignoble traitement qu'a subit Aurélie Boullet de la part de sa hiérarchie qui est bien plus vaine que la description qu'elle en a faite. En effet, rien dans ce livre ne laisse transpiré que cette fiction se passerait au Conseil Régional d'Aquitaine. Elle même l'a écrit sous un pseudonyme évitant tout rapprochement avec sa carrière. Aussi, la décision de son employeur n'a pas lieu d'être et relève de l'autocratie voir de la tyranie.

 

Un aigle, une dinde et 2 pigeons

09/09/2010 12:25 par dlr14ème_62

  • Un aigle, une dinde et 2 pigeons

    Un aigle, une dinde et 2 pigeons

    09/09/2010 12:25 par dlr14ème_62

Il y a du rififi dans le petit monde merveilleux du PS 62… La cause en serait la désignation pour l’instant officieuse de la suppléante de Jean Marie Picque aux prochaines cantonales. Un vrai coup de tonnerre dans le landerneau socialiste. Pensez – donc, avec cette nomination, c’est l’ombre d’un ancien édile qui plane à nouveau dans le nid de coucou socialiste. En effet, il s’agirait d’une des plus ferventes groupies de l’ancien élu héninois qui serait adoubée pour ce poste. La campagne socialiste sera –t’elle orchestrée depuis Gerardmer ? Quelles fautes inavouables, quels dossiers secrets « l’aigle de Gwebwiller » a- t’il tiré de son aile pour influer ainsi sur la direction départementale socialiste ? Qu’a – t’il négocié avec le député du cru pour lui faire accepter cet attelage insolite relevant plus de l’alliance de la carpe et du lapin que de la constitution d’une équipe porteuse de réelles valeurs ? On peut penser également que cette nomination ne laissera pas le microcosme politique héninois sans réaction. A commencer par les membres de l’Alliance Républicaine qui mettait tous leurs espoirs en Brigitte Duquenne qu’ils voyaient comme la candidate légitime pour ce poste. Et quid du projet de constitution d’une section PS héninoise à l’image du duo Alpern/Ferrari qui risque de s’envoler définitivement ! De jolies luttes fratricides en perspectives !

 

 

Le comité héninois DLR

 

Un gouvernement aux abois

08/09/2010 13:02 par dlr14ème_62

  • Un gouvernement aux abois

    Un gouvernement aux abois

    08/09/2010 13:02 par dlr14ème_62

Après avoir complètement raté sa rentrée du fait de la cacophonie au sein du gouvernement et de la majorité, Nicolas Sarkozy semble devoir jouer le tout pour le tout avec sa réforme des retraites et l’affaire Woerth. Que peut-il faire pour redresser la barre ?
Faut-il sauver le soldat Woerth ?
Le cas d’Eric Woerth s’est singulièrement compliqué avec son mensonge sur les liens qu’il entretenait avec Patrice de Maistre. Même si l’on peut admettre qu’un député signe sans doute beaucoup de courrier et qu’il pouvait ne pas forcément se souvenir de celle qu’il avait adressée pour soutenir la candidature du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt à la légion d’honneur, il lui revenait de bien étudier ses archives avant d’affirmer qu’il ne l’avait pas soutenu. Cela lui aurait fait l’économie d’un mensonge qui met légitimement sa parole en question sur l’ensemble du dossier.
La majorité se met toute seule dans des positions impossibles, comme l’illustre bien le remplacement d’Eric Woerth comme trésorier de l’UMP par Dominique Dord. Même si le fait que ce dernier ait travaillé deux ans chez L’Oréal il y a fort longtemps, n’est sans doute qu’un détail insignifiant et ne porte pas à mal, il est plus que maladroit de retenir un candidat qui présente une telle ligne dans son CV dans le contexte actuel, d’autant plus que sa belle-mère habite dans le même immeuble que… Patrice de Maistre. Quelques soient ses qualités, une telle nomination est incompréhensible.
En laissant Eric Woerth en première ligne du dossier des retraites, Nicolas Sarkozy semble ne pas vouloir désavouer son ministre et celui qui fut son trésorier. Il faut dire qu’il est sans doute trop tard pour céder à la pression médiatique. Soit il fallait agir vite pour stopper la polémique, soit il faut tenir pour ne pas se déjuger. Mais s’il venait à le chasser du gouvernement lors du remaniement, il n’y gagnerait sans doute pas grand-chose tout en semblant admettre une grave erreur.
De l’eau dans le vin de la réforme des retraites ?
Le scénario à venir semble écrit d’avance, comme lors de la réforme des régimes spéciaux : le gouvernement va faire des concessions importantes sur des détails trop techniques ou complexes pour que l’opinion en ait pleinement conscience tout en conservant le principe du passage à 62 ans, qu’il ne peut pas abandonner sous peine de perdre toute crédibilité. En effet, s’il avait obtenu l’alignement des durées de cotisation, c’est en compensant largement par des hausses de salaire sur les deux dernières années, le tout en conservant un calcul de la pension sur les six meilleurs mois…
Bref, Nicolas Sarkozy n’est pas le grand réformateur qu’il prétend être. Sa réforme n’est guère radicale puisqu’elle ne doit restaurer l’équilibre qu’en 2018 et reposera sur une contribution publique complémentaire alors que la réforme de 2003 devait régler les problèmes jusqu’en 2020 (avant que la crise ne bouleverse les échéances). Même le passage de 37,5 à 40 ans de cotisations de la réforme Balladur est en un sens plus radical que ce que propose aujourd’hui le gouvernement. En outre, les choix faits (privilégier l’âge de départ à la durée de cotisation) posent un problème de justice.
Il est fort probable que Nicolas Sarkozy obtiendra le passage à 62 ans du départ à la retraite mais il cèdera sans doute pas mal sur d’autres questions importantes pour un syndicat pour obtenir son accord et quelque soit l’équilibre ou même la justice de la réforme, elle passera.
Laurent Pinsolle